Une nouvelle étude subventionnée par le laboratoire ResMed dévoile une option thérapeutique prometteuse, destinée aux patients souffrant d’une apnée centrale du sommeil non traitée

Une vaste étude sur des patients présentant une apnée centrale du sommeil apparue en début de traitement démontre que le passage d’une ventilation par CPAP à une ASV améliore considérablement l’observance.

Cette étude illustre la nécessité d’envisager ces options thérapeutiques qui s’appuient sur la gravité de la maladie de chaque patient.

Marseilles, France; San Diego – le 6 avril 2017 – ResMed Inc. (NYSE : RMD) a annoncé ce jour que les personnes souffrant d’un syndrome d’apnée obstructive du sommeil qui développent une apnée centrale sont plus réceptives au traitement après être passés d’un traitement par pression positive continue (CPAP) à la ventilation auto-asservie (ASV). Cette déclaration trouve ses sources dans la plus vaste étude jamais réalisée sur des patients souffrant d’une apnée centrale du sommeil (CSA) en début de traitement.

Cette étude porte sur des données agrégées, rendues anonymes, à partir des dispositifs de 198 890 patients sous surveillance à distance, aux États-Unis, traités par pression positive pour leur apnée du sommeil. Il a été montré que les individus présentant une CSA en début de traitement et ayant changé de traitement pour passer de la CPAP à la ASV suivent leur traitement plus longtemps et connaissent une baisse d’apnées significative (arrêt respiratoire ou diminution du flux respiratoire) pendant le sommeil:

  • 62,7 pour cent : observance des patients dans le cas d’une CPAP avant changement
  • 76,6 pour cent : observance identique des patients après changement pour la ASV

« L’observance est un objectif clinique reconnu dans la gestion de l’apnée du sommeil, et l’un des plus compliqués à obtenir, en particulier chez les patients difficiles à traiter pouvant présenter une apnée centrale du sommeil n’étant pas prise en charge », explique Carlos Nunez, chef des services médicaux chez ResMed. « Ces résultats soulignent l’importance d’une surveillance continue de l’apnée centrale du sommeil et d’une réflexion sur le bien fondé concernant les options thérapeutiques relatives à la gravité de la maladie de chaque patient. »

Les résultats de cette étude ont été présentés sous la forme d’un résumé à la conférence de la Société européenne des maladies respiratoires et de la Société européenne de recherche sur le sommeil et les maladies respiratoires, à Marseille (France), en 2017. On compte parmi les chefs de file et les experts du groupe en charge de l’étude :

  • Jean-Louis Pépin de l’Institut national de la Santé et de la Recherche médicale (INSERM), laboratoire U 1042, HP2 (Hypoxie- Physiopathologies), université Grenoble-Alpes, à Grenoble, France
  • Peter Cistulli du Charles Perkins Centre, Université de Sydney, et du Royal North Shore Hospital, à Sydney, Australie
  • Atul Malhotra de l’université de Californie, à San Diego, La Jolla, Californie, États-Unis.

À propos de l’étude

Cette analyse rétrospective compare les taux d’observance de 198 890 patients à l’aide des données de surveillance à distance rendues anonymes, agrégées, à partir d’une base de données américaines contenant des informations relatives au traitement par pression positive (PAP). Trois groupes d’individus ont été analysés afin de vérifier l’observance, l’utilisation du dispositif et les mesures de la gravité de la maladie : les patients ayant commencé et continué un traitement par CPAP (le groupe « CPAP uniquement »), les patients ayant commencé et continué un traitement par ASV (le groupe « ASV uniquement »), et les patients ayant commencé un traitement par CPAP puis changé pour celui par ASV (le groupe de « changement »). Pour l’ensemble des patients participant à cette étude, le dispositif de ventilation CPAP AirSenseTM 10 de ResMed et celui de ASV AirCurveTM 10 de ResMed ont été respectivement préconisés.

Observance et utilisation du dispositif

Le terme d’observance est défini selon les critères des soins de santé suivants : utilisation du dispositif au-delà de quatre heures par nuit dans 70 pour cent des nuits et sur une période de 30 jours consécutifs, à n’importe quel moment, à condition que ce soit dans les trois premiers mois de l’utilisation initiale.

Dans le groupe de « changement », les patients ayant débuté par la ventilation CPAP obtiennent le taux d’observance initial le plus bas à 62,7 pour cent, avec toutefois une amélioration après changement pour la ASV avec 76,6 pour cent. À la lumière de ces constatations, et après changement thérapeutique, cette faible observance s’explique probablement par une CSA non traitée basée sur des AHI globalement plus élevés, précisément leur index d’apnée centrale (CAI), au cours de la première semaine de traitement comparativement au groupe CPAP. Concernant les taux d’observance sur 90 jours, on relève 73,8 pour cent pour le groupe CPAP et 73,2 pour cent pour le groupe ASV, respectivement. Dans le groupe de « changement », la AHI résiduelle moyenne diminue également de façon significative (réduction de 17,2 ± 0,9/h à 4,4 ± 0,3/h) après changement, indiquant que la ASV réduit les événements d’apnée obstructive et centrale.

L’utilisation moyenne du dispositif à 90 jours est identique pour la ASV dans le groupe de changement avec un taux de 5,73 heures par jour, mais un taux de 5,27 et 5,31 pour les groupes CPAP uniquement et ASV uniquement, respectivement. 

À propos des troubles respiratoires du sommeil

Les troubles respiratoires du sommeil recouvrent un certain nombre de pathologies respiratoires nocturnes, dont l’apnée du sommeil, une maladie qui se traduit par des interruptions de la respiration au cours du sommeil. Les deux troubles les plus fréquents sont l’apnée obstructive du sommeil (OSA) et l’apnée centrale du sommeil (CSA). L’apnée obstructive du sommeil (OSA) est un trouble du sommeil dans lequel les muscles de la gorge se détendent, bloquent les voies respiratoires et coupent le souffle pendant le sommeil. L’apnée centrale du sommeil (CSA) est un trouble du sommeil dans lequel le cerveau ne transmet pas le signal « respirer » aux muscles qui contrôlent la respiration pendant le sommeil.  

Dans les apnées obstructive et centrale du sommeil, le manque d’oxygène provoque le réveil de la personne qui recommence à respirer, interrompant ainsi le sommeil continu.

L’apnée centrale du sommeil est liée à un grand nombre de maladies et d’affections : elle est évolutive, ce qui rend sa prise en charge d’autant plus difficile, particulièrement chez les patients atteints d'OSA et traités par CPAP qui présentent des antécédents d’AVC ischémique ou qui ont connu une consommation d’opiacés dans le cadre d’un traitement antalgique. 

À propos de ResMed

ResMed (NYSE : RMD) change la vie de millions de personnes en proposant des dispositifs médicaux récompensés et des applications logicielles cloud de pointe permettant d’améliorer le diagnostic, le traitement et la gestion de l’apnée du sommeil, de la bronchopneumopathie chronique obstructive (COPD) et d’autres maladies chroniques. Leader mondial des soins connectés, ResMed permet d’assurer à distance le suivi de plus de deux millions de patients par jour. Notre équipe compte près de 5 000 collaborateurs déterminés à faire de ResMed le premier fournisseur mondial de dispositifs médicaux technologiques, œuvrant à améliorer la qualité de vie des patients, réduire l’impact des maladies chroniques et limiter les coûts des soins de santé dans plus de 100 pays.

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