Pendant le sommeil, la personne souffrant de SAOS subit un rétrécissement de son pharynx lié à un relâchement musculaire. Cela entraîne une circulation de l'air plus difficile et un ronflement à cause des vibrations de l’air. Si les voies aériennes se ferment complètement, la personne s'arrête temporairement de respirer : elle fait une apnée obstructive.
Un tel événement peut durer 10 secondes ou plus. Il peut être fréquent et se produire jusqu'à plusieurs centaines de fois par nuit. Le sommeil est perturbé sans que le sujet en ait forcément conscience (éveils brefs après chaque apnée).
La présence excessive de tissus dans les voies aériennes supérieures et des déformations anatomiques aggravent les conséquences de ces facteurs. Pendant le sommeil, particulièrement pendant le sommeil paradoxal, notre corps se détend et les tissus musculaires, comme la langue et le voile du palais par exemple, perdent de leur rigidité. Parce que nous dormons habituellement allongés, l'effet de la pesanteur pousse ces tissus vers le fond de la gorge, ce qui ferme les voies aériennes supérieures.
Voies aériennes supérieures saines :

Voies aériennes supérieures obstruées :

Le ronflement - symptôme le plus souvent associé au SAOS - a lieu lorsque les voies aériennes sont partiellement obstruées. Lorsque l'air passe par cet espace limité, il fait vibrer les tissus mous de la gorge, la luette et le voile du palais. Ces vibrations créent un son que nous appelons le ronflement.
Voies aériennes supérieures partiellement obstruées :

Lorsqu'ils bloquent complètement les voies aériennes supérieures, ces tissus empêchent la personne de respirer au risque de provoquer une asphyxie. Mais ce dernier se réveille assez pour reprendre le contrôle de ses voies aériennes supérieures et respirer, puis il se rendort. Chez les personnes souffrant du SAOS, ce phénomène peut se produire des dizaines voire des centaines de fois par nuit, ce dont elles ne se souviennent pas lorsqu'elles se réveillent.
Chaque obstruction prive le corps d'oxygène et le force à garder du dioxyde de carbone qu'il expulserait normalement lors de l'expiration. Ainsi, l'équilibre gazeux du sang est perturbé et le corps exposé à un environnement " toxique ". Lorsque le corps " signale " qu'il a besoin de plus d'oxygène, le cerveau réveille le dormeur, la respiration reprend et l'individu se rendort jusqu'à la prochaine obstruction. Ces obstructions entraînent également une augmentation du rythme cardiaque et de la pression artérielle, et éventuellement affaiblissent la capacité de réaction " automatique " du corps, ce qui se traduit par des apnées et hypopnées de plus en plus sévères.
Les micro-réveils que connaissent les personnes atteintes du SAOS affectent également la qualité de leur sommeil. Ce sont les symptômes de la privation de sommeil qui incitent ces personnes à consulter leur médecin. Les symptômes tels que la somnolence diurne excessive, le manque de concentration, une mauvaise mémoire voire même la dépression se rencontrent fréquemment chez les personnes atteintes du SAOS.
Le SAOS peut entraîner une détérioration de la qualité de vie : somnolence excessive, risque plus élevé d’accident de la route, altération de l’humeur ou dépression, troubles sexuels.